Basiquement, La Lettre se propose de bien porter son nom et d’envoyer régulièrement des nouvelles de la critique de cinéma, à ceux qui la font et à ceux qui s’en préoccupent. 

En ces temps où tout – du contexte économique aux données technologiques, du flux débordant des images offertes à la consommation au reflux de la place réservée à la culture dans le paysage éditorial – oblige la critique de cinéma à se réinventer, La Lettre se propose de suivre, observer et accompagner cette transformation. Lieu de réflexion et de dialogue, elle s’envisage comme une interface, à la fois entre les adhérents – qui pourront y échanger sur leurs pratiques, leurs préoccupations, leurs engagements, leurs idées... -, et entre le syndicat et l’extérieur, pour communiquer sur le métier de critique, ses difficultés, son éthique, son utilité. Par le biais de témoignages, entretiens, enquêtes, humeurs, etc., elle reviendra, à intervalles larges mais réguliers, entretenir la conversation et ouvrir le débat.

Nicolas Marcadé
Rédacteur en chef de La Lettre

Historique de La Lettre

La Lettre est passée par différentes phases. D’abord, ce fut un simple bulletin à usage interne, un modeste polycopié sommairement agrafé, lancé en février 1993. Trois ans plus tard, il devint La Lettre du SFCC, dont le N°1 date de février 1996. C’était déjà mieux, malgré le papier rugueux et la terrifiante médiocrité des reproductions photographiques qui étaient censées l’illustrer. A tel point que dans le N°16 (Mars 2001), nous renoncions solennellement à toute illustration. D’où une Lettre austère, 20 pages de texte serré, uniformément sur 3 colonnes. Quelques photographies réapparurent dès le N°17, bénéficiant d’une meilleure reproduction.

Il fallut aussi rationaliser le planning de cette Lettre, jusque là aussi sporadique qu’anarchique. Décision fut prise d’une parution régulière, à raison de deux numéros par an, aux équinoxes. Un peu de couleur vint aussi égayer les numéros suivants.

Mais la véritable métamorphose date du N°27 (mars 2005). Une nouvelle maquette, réalisée par une professionnelle, un format légèrement augmenté, 32 pages, un souci croissant d’une illustration de qualité, et le parti pris d’une photo pleine page à la une.

Cette  revue proposait ainsi des reportages sur les principaux événements de la vie du SFCC (la soirée des Prix, la Semaine de la Critique, les réunions du Conseil, l’AG annuelle). Mais aussi des rencontres avec les cinéastes, une bibliographie perpétuelle du cinéma, le portrait de quelques « fous du cinoche », des aperçus sur ce qui se fait de mieux à la télévision, un feuilleton sur la critique de cinéma à travers le monde, et aussi des pages de conseils pratiques, d’information sur le métier et les droits des journalistes et des critiques, les scandales des mises au placard ou licenciements.

En 2018, la décision fut prise d'arrêter l'impression de la Lettre, qui désormais devient une publication digitale, directement consultable sur le site du SFCC.