Présentation

Jury

Ariane Allard

Grégory Marouzé

Olivier Pélisson

Prix

Le Prix SFCC de la Critique a été remis à :

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SIBEL de Guillaume Giovanetti et Cagla Zencirci
Turquie / France / Allemagne/ Luxembourg
Durée : 95'
Distribution : Pyramide Distribution


Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la mer noire en Turquie. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt voisine, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif. Blessé, menaçant et vulnérable, il pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle.

• Quelques mots de Grégoury Marouzé, membre du jury SFCC :
« Les 31èmes Rencontres Cinématographiques de Cannes se sont déroulées, une fois n’est pas coutume, principalement... sous la pluie. Belle occasion pour fréquenter les salles obscures, découvrir un vaste programme fait d’avant-premières en compétition, de masterclasses, rétrospectives et nombreux autres temps forts.

Gérard Camy, Président de Cannes Cinéma, Pierre de Gardebosc et Aurélie Ferrier ont sélectionné avec la passion qui les caractérise huit longs-métrages internationaux, primés dans d’autres festivals, français et étrangers. Parmi ses films, Sibel - primé à Locarno, Montpellier, Antalya et Hambourg - a reçu pas moins de trois récompenses : Le Prix du Public, Le Prix Ceux du Rail (remis par une centaine de cheminots cinéphiles), et le Prix de la critique, attribué par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

C’est lors d’une délibération publique que le jury du SFCC a porté son choix sur Sibel du tandem Guillaume Giovanetti et Çağla Zencirci. Le film raconte le quotidien d’une jeune femme de 25 ans, muette, qui communique par le biais d’une langue sifflée ancestrale. Cette oeuvre aux allures de conte et se déroulant dans un village isolé de Turquie, a séduit le Jury Critique à l’unanimité pour sa mise en scène riche et variée, alternant scènes d’action et contemplatives, la beauté de ses décors, la force de ses thèmes - notamment celui du lourd poids des traditions -, l’interprétation impressionnante (sans être démonstrative) de Damla Sönmez. Après Nour et Ningen, le duo de réalisateurs franchit un cap avec cette œuvre qui flirte avec le western. A noter que pour le Prix du SFCC le Groupe Boucau a offert au distributeur français de Sibel (Pyramide Distribution) une dotation de 1000€. Sibel sort en salles le 13 mars 2019. 

Le Prix François Chalais fut décerné au réussi, drôle et audacieux Tel Aviv On Fire de Sameh Zoabi.

Le Grand Jury présidé par la réalisatrice Elsa Diringer (Luna) a remis le Prix du Court-métrage à Timing de la comédienne Marie Gillain, tandis que celui du scénario est allé à Tel Aviv On Fire. C’est à Compañeros, de Alvaro Brechner, qu’a été décerné le Grand Prix.

Lors de cette semaine qui s’est déroulée du 16 au 25 novembre, les festivaliers ont pu assister à des rencontres, masterclasses et coups de coeurs d’invités parmi lesquels George Chakiris - inoubliable interprète et danseur de West Side Story de Robert Wise et Jerome Robbins, du film culte de Jacques Demy Les Demoiselles de Rochefort - ou Jean-Claude Missiaen (réalisateur des polars Tirs Groupés, Ronde de Nuit et La Baston).

Tout le long du festival, des cartes blanches furent proposées à Gérard Krawczyk, Brigitte Fossey, Daniel Prévost, Meï-Chen Chalais, …

L’une des belles spécificités des Rencontres Cinématographiques de Cannes est sa forte implication auprès de la jeunesse. Des ateliers d’écriture de critiques de cinéma et de scénarios furent proposés, comme chaque année, à plus de 400 lycéens avec le soutien de la région. Tous les matins et après-midis que dure la manifestation, ces potentiels futurs cinéphiles découvrirent des longs-métrages de genres et d’horizons différents. Chapeau bas à Cannes Cinéma pour cette initiative !

La semaine a passé vite, très vite à Cannes tant l’enthousiasme, la gentillesse, la passion des organisateurs, invités et festivaliers étaient palpables. 

On repart des Rencontres Cinématographiques de Cannes avec le plein d’images, de sons et d’univers cinématographiques en tête. Et on n’a qu’une hâte : revenir en 2019 pour la 32éme édition ! »

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